Derrière ce titre peu évocateur en tant que tel se cache un fait incontestable que beaucoup ne voient pas (peut-être ils s'en moquent aussi, ce qui n'est pas un mal) : travailler avec des artistes n'est pas de tout repos. Vous me direz qu'on l'a choisi, certes ! Mais cela réserve bien des surprises...
L'une de ces dernières surprises en date a pris place il y a quelques semaines de cela. Nous avions convenu au préalable d'un petit entretien vidéo avec le groupe et d'une dédicace à Paris, ayant une interview dans un autre pays. Déjà, on nous demande la veille de venir plus tôt, car le planning est tout, sauf bien fixé... Cela commence bien.
L'attente se fait alors au dehors, jusqu'à l'arrivée salvatrice (ou tout du moins de ce que l'on en pensait) du responsable du label en France. Cependant le tourneur n'en avait pas décidé ainsi, il fallait que cela soit compliqué. En effet, toutes les interviews et autres requêtes des divers médias qui ont été faites au travers du responsable du label en France sont passées à la trappe. Pas d'excuse, rien, c'est juste "qu'il n'y a pas le temps". Le problème est que ce n'est pas la première fois que cela arrive. Aujourd'hui, il y a de tels problèmes de communication entre le tourneur et l'organisateur local qui gère la promotion que les médias ET l'organisateur local (qui est généralement le label, donc vend les CD) en pâtissent. C'est pourquoi aujourd'hui nous postons ce ras-le-bol de cette non-organisation qui génère pour bien des personnes des soucis de coordination, de perte de temps (et d'argent parfois).
Organiser un concert est déjà une chose, une tournée est bien plus complexe, je ne dirai pas le contraire. Cependant, n'oublions pas l'une des bases de cet édifice, à savoir que l'on doit communiquer au travers des médias locaux déjà. Si eux sont mis de côté pour je ne sais quelle raison, qu'est-ce que cela donnera par la suite ? Une envie de ne pas chercher plus loin et de dire stop, tant pis. Nous avons beau donner de notre temps pour partager notre passion il y a des limites... Et ce n'est qu'en fonctionnant main dans la main, avec une vraie communication entre tous les acteurs que cela pourra bien évoluer. Cela ne peut se faire au détriment d'un des nœuds de la chaîne.Si ce genre d'anecdotes n'arrivait qu'une fois, cela irait, malheureusement cela se produit plus qu'on ne pourrait le penser.
Il en est aussi de même avec tout ce qui est validation. Nous avons beau demander plusieurs fois ce qu'il y a à faire valider (en général les photographies), nous avons encore et toujours des mails surprenants nous demandant de retirer et de faire valider ces photographies.
Le droit à l'image est une chose, en profiter et en abuser est une autre. Je doute que notre but est de ne mettre que des photographies peu flatteuses des artistes que nous présentons. Au contraire, un soin bien plus important est appliqué sur ces images sur JaME aujourd'hui (Auparavant sur JaME, ces photographies étaient assez petites, alors que maintenant, que cela soit sur le blog ou sur les live-reports du site, vous disposez de photographies d'une taille assez conséquente). Tout cela pour en revenir au fait que le but est en général de donner envie aux lecteurs ou de remémorer des bons souvenirs de concerts. Est-ce que les managements japonais verront cela un jour ?
La suite au prochain épisode...
Texte : Ayou
mercredi 27 février 2008
Vous voulez des difficultés pour travailler ? Vous en aurez !
Posté
Tanja
à
11:05
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10 comments:
Et pendant ce temps là a Vera Cruz...
le dernier problème en date concerne quel groupe? Poly? Dio? Pistol?
Je ne comprends pas pourquoi on vous embête pour les photos,c'est vrai quoi,elles sont normales et ne mette en aucun cas les artistes dans de mauvaises postures,les mecs devraient penser que si on empêche les professionnels de faire des photos,ben il y aura plus de photos que les gens ont pris eux même,ce qui sera encore moins bien pour eux je pense,ha la la les japonais et leur image!
gélule avant :)
Arf, je suis tout à fait d'accord...
J'imagine que Girügamesh fait partie d'un de ces groupes?! ou the GazettE?
Au final, ça leur fait plus de pub que de mal...
Pour les photos d'événements officiels, les media français sont bien gentils d'accepter cette pratique de validation made in Japan.
Les japonais ont pour le moment cette chance d'avoir un marché demandeur qui accepte (plus ou moins selon les uns et les autres) de se plier à ces pratiques de censure.
Evidemment, plus des media se couchent, plus les Japonais (voire l'Européen dans l'exemple précis du sujet) en profitent (qui ne ferait pas pareil !? de la pub gratuite et optimisée !).
Plus généralement, il ne faut pas croire que cette position (voire pression) dictatoriale n'est que japonaise, quelque(s) "européen(s)" impose(nt) plus ou moins explicitement des pratiques similaires, y compris sur les textes...
Des situations pas évidentes à gérer, mais quand il y a possibilité, à chacun de savoir (ou pas) garder son slip et agir intelligemment.
En espérant que le rapport de force s'inverse un jour, pour revenir à des pratiques "à la française" !
Je suis assez d'accord sur le dernier message. C'est assez difficile de voir qu'il faut une validation pour ce qui concerne ce qui est censé être critique. Quand au photo, si on donne une autorisation c'est en principe qu'on juge le média de confiance et que dans la démarche même il y a une volonté d'un travail respectueux de l'artiste. Enfin bon, j'aimerais que la tendance s'inverse, mais pour le moment en effet il vaut mieux se plier au contraintes japonaises!
Nous travaillons dur pour garder notre slip sur les fesses, et ce malgré les apparences ^^
Promis, dans 10 ans on sortira un bouquin avec toutes les anecdotes et les NOMS ! :D
Tournée de Gothika ?
J'ai eu à peu près les même problèmes pour leur date en Belgique.
On sent les histoires de financements obscures et d'emplois fictifs se profiler ahahah
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