vendredi 7 décembre 2007

De la difficulté d'avoir un entretien avec un Johnny's

Bien qu'il nous ait été possible d'avoir quelques entretiens avec des groupes au tout début de notre activité, quand nous étions encore qu'un fanzine qui répondait au nom de Prototype, les choses sérieuses n'ont vraiment commencé pour nous qu'en 2004, lorsque JrockFrance.com est devenu JmusicEuropa (puis JaME quelques mois plus tard) coïncidant avec l'arrivée des groupes de visual kei en Europe.

Depuis, le nombre de visiteurs et notre notoriété grandissante aidant, nous avons eu l'opportunité d'interviews de très nombreux artistes dans des styles bien différents : Mana, Dir en grey, Sex Machineguns, HIGH and MIGHTY COLOR, Animetal, HYDE, Miyavi, Angela Aki, Polysics, KOKIA, ORESKABAND, metronome, m.o.v.e., GARI, Yoshiki, Guitar Wolf, HALCALI, J, Ichirô Mizuki, TOKYO SKA PARADISE ORCHESTRA, PANG, et bien d'autres !

J'insiste particulièrement sur le terme "opportunité" et ne parle pas de chance, parce qu'au bout de plus de 150 interviews, la chance n'a plus vraiment sa place.

Pourtant, il faut être honnête et regarder les choses en face : ça n'est pas simple tous les jours. Les artistes que l'on a pu interviewer l'ont fait pour la plupart soit parce qu'ils ont déjà une carrière à l'étranger, soit parce qu'ils l'espèrent d'une manière ou d'une autre.

J'en viens donc à la raison du titre de ce billet. Chaque fan de Johnny's sait à quel point ses membres sont protégés et leur image particulièrement soignée. Un exemple simple, nous n'avons pu obtenir que la photo officielle des V6 car leurs CD sont produit chez Avex. Ainsi, et malheureusement, aussi longtemps que la société dont ils dépendent n'aura pas la volonté de s'ouvrir à l'occident, n'espérez pas voir un entretien avec l'un de leurs membres dans nos pages. Car oui, si le reste de l'Asie à droit au Johnny's, notre marché paraît sens doute trop peu rentable pour que les japonais s'y intéressent.


Remercions quand même Clint Eastwood d'avoir eu la bonne idée d'attribuer à Kazunori Ninomiya un rôle dans son film Lettres d'Iwo Jima, ce qui nous aura permis de passer outre et de l'interviewer :-)

Toutefois, ne perdons pas espoir, nous avons vu des sociétés réticentes à toutes interviews changer complètement leur politique dernièrement... qui sait, ce n'est peut-être qu'une question de temps ?